Au hasard d'une mise en contact sur Facebook, je suis entré en relation avec Jérôme Lecomte, le scénariste de cet album.
Je ne l'ai pas encore lu, mais j'ai bien envie de le lire
ne serait-ce que pour les recherches graphiques sur les sangliers sur le site dédié à l'album : la fille au corbeau

Un village "Vieille France", des histoires d'envoutement et de sorcellerie, celà fait un petit temps que je suis dans la SF, je me ferais bien un "retour aux sources" de paysan Picard. Bon la "fille au corbeau" se passe en Savoie, et alors 
Dans ma bibliothèque, parmi les bd que je ne prête qu'au amis proches, j'ai plusieurs Comès dont je suis grand fan qui s'inscrit dans un univers proche, je pense bien évidemment à Silence
Chabouté s'intéresse également à cet ambiance rurale mais dans Zoe, il gomme toute référence à la sorcellerie.
Mais laissons Jérôme répondre à quelques question, c'est après tout le mieux placé pour en parler :
Qu'elles sont tes influences sur une histoire comme la fille au corbeau, en bd, littérature, cinéma, théâtre, dance ?
"En matière de « fantastique », mes préférences en BD vont aux œuvres de Charyn et Boucq, mais aussi à celles de Charles Burns ou Neil Gaiman ; en littérature, à celles de Murakami. Les sources de « La Fille au Corbeau » au cinéma ou à la télévision vont du « Labyrinthe de Pan » à « Six Feet Under »."
Mais effectivement, Comès et Chabouté nous sont très souvent cités
Pour ceux qui auraient besoin d'un décryptage :
- François Boucq Auteur / dessinateur de genie, de surcroit ... Lillois
j'ai eu l'occasion de le voir oeuvrer à la palette graphique à Angoulème ... c'était beau 
- Jérôme Charyn Scénariste entre autre de François Boucq et de José Munoz
- Charles Burns L'auteur entre autre du culte "Black Hole"
- Neil Gaiman que je ne connaissais pas ... merci Jérôme
Dans une histoire telle que celle ci qu'elle est la partie la dure à travailler ? L'intrigue majeure, les intrigues secondaires, le background des personnages, le timing de l'ensemble ... ?
L'envie de raconter des histoires existe depuis très longtemps et s'est concrétisée lorsque j'ai trouvé quelqu'un avec qui travailler, en l'occurrence Nicolas, que je connais depuis longtemps !
Comme l'histoire est issue de longs débats et discussions avec Nicolas Trève, la partie la plus dure à définir a été sa base même : "l'histoire d'une jeune fille qui va rechercher son père aux enfers" (ce qui nous relie effectivement au mythe d'Orphée).
Nous n'avions comme point de départ que cette idée : "un enfant qui parle à un animal" ; puis, lorsque nous avons choisi le corbeau, cela a commencé à définir notre univers et à nous ouvrir des portes (la religion, la sorcellerie, les contes et légendes...). Cela nous a aussi aidé à définir notre décor puisque les grands corbeaux ne vivent plus qu'au bord de la mer ou en haute montagne. De là, nous avons défini la société dans laquelle vivait notre héroïne (un village de montagne du XIXe siècle), le but de sa quête et les obstacles qui l'attendaient.
Ce sera avec plaisir, en ce moment j'essaye de décrypter ce qu'est réellement un scénario, c'est vraiment le truc qui me botte en ce moment, ton explication de la genèse de ton histoire est suprêmement intéressante
merci !
Celà semble être ta première publication, comment t'est venue cette envie de raconter des histoires ? est-ce que les histoires que tu racontes se passent souvent dans ce milieu rural à l'ancienne ? travailles-tu d'autre univers ?
Nous ne comptons pas pour autant nous enfermer dans ce type d'univers ("milieu rural à l'ancienne") ou nous en faire une spécialité. Nous avons plusieurs idées pour d'autres albums (fantastique ou chronique sociale) mais il nous reste encore du travail pour finaliser l'écriture de ces différents projets ! Nous allons essayer de ne pas trop tarder tout de même !
J'espère que tu auras l'occasion de lire le bouquin et de me donner un avis sur l'ensemble 
Quand à le lire, je vais le faire, ne serait-ce pour discuter de l'histoire avec toi 
Dans le genre drame social dans un microcosme la star incontestée du genre est Comès ! je suis ravi que le gant soit relevé 